Contemporain, Parlons bouquins...

Entre mes mains le bonheur se faufile d’Agnès Martin-Lugand

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En un mot (ou plusieurs)

Iris étouffe dans sa petite vie étriquée de la bourgeoisie de province. Un mariage qui se délite, un métier frustrant, elle s’échappe dans des drapés vaporeux et de sages petites robes sur mesure. La couture est son refuge, la machine suivant la cadence de son coeur apaisé. Jusqu’au jour de l’explosion, lorsque Iris découvre que ses parents lui ont volé ses aspirations de jeunesse.

Alors elle déchire le carcan et s’envole pour suivre la formation dont elle rêvait. Et, de fil en aiguille, sous l’égide autoritaire de l’élégante Marthe, Iris se confectionne une nouvelle vie, dans l’exubérance du Paris mondain.

Et alors?

Apres avoir lu son premier roman, Les gens heureux lisent et boivent du cafe, c’est les yeux bandés que j’ai acquis Entre mes mains le bonheur se faufile. 

Trois personnages principaux: Iris, une femme qui a toujours été dans l’ombre et qui décide un jour de prendre son avenir en main pour enfin réaliser ses rêves (j’aurais bien aimé la secouer à plusieurs reprises); Marthe, cette femme autoritaire à laquelle rien n’est refusé et Gabriel, un homme aux abords sûr de lui mais qui a ses propres secrets (sa présence amène une dose d’humour et malgré tout, je l’ai trouvé plutôt attachant). 

Une très belle histoire avec du suspens, des rebondissements, de l’amour, de la peur et beaucoup de non-dits. Son écriture m’a emportée dans l’histoire, comme si j’en faisais partie. On a envie de croire en la réussite d’Iris alors que l’on ressent le malaise face à la presence de Marthe, se demandant ce qu’elle mijote sous sa serviabilité. 

Pour ma part, j’ai une fois de plus été conquise par la plume d’Agnès Martin-Lugand et j’ai hâte de commencer son prochain roman. J’hésite encore entre Désolée; je suis attendue et La vie est facile, ne t’inquiètes pas.

Si je ne devais retenir qu’un passage…

Marthe ne bougea pas. Sans briser la connexion visuelle entre nous, Gabriel se leva et avança nonchalamment. Il se posta en face de moi, à une vingtaine de centimètres. j’étais prise en étau. Entre eux deux. Entre leurs deux corps. Entre leurs deux regards. La tension était palpable. Quelque chose se jouait entre eux; j’ignorais quoi, mais ça me donnait la chair de poule.

2 réflexions au sujet de “Entre mes mains le bonheur se faufile d’Agnès Martin-Lugand”

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