Contemporain, Parlons bouquins...

The forgetting time (VF: Le cas Noah Zimmerman) de Sharon Guskin

cas-noah-zimmerman

En un mot (ou plusieurs)

Connaissez-vous vraiment votre enfant ?

Janie est une célibataire endurcie, alors rien de surprenant à ce qu’elle décide de garder le bébé conçu avec un parfait inconnu sur une plage en vacances. Mais quatre ans plus tard, élever seule le petit Noah ne s’avère pas être une mince affaire : cauchemars à répétition et troublantes références à des scènes de violence perturbent terriblement le garçonnet. Quand Janie le couche le soir, il réclame sa vraie maman et demande à rentrer chez lui… Aucun médecin n’est capable de diagnostiquer ce mal, alors quand Janie découvre l’existence d’un certain Dr Anderson, psychiatre ayant fait de nombreuses recherches sur la réincarnation, elle tente sa chance auprès de lui. Elle ignore cependant qu’Anderson est atteint d’aphasie (un trouble du langage assez rare) et qu’il est sur la sellette. Pour le docteur, le cas Noah Zimmerman pourrait renverser la tendance et lui permettre de briller enfin aux yeux de tous. Encore faut-il découvrir si Noah est véritablement habité par l’esprit d’un autre…
Entre drame familial monoparental et suspense dans le monde de la réincarnation, une lecture hypnotisante.

Et alors?

Voici tout d’abord la quatrième couverture anglaise qui est selon moi beaucoup plus accrocheuse. Je dois avouer que si j’avais lu le résumé proposé par les éditions françaises, il aurait été peu probable que j’achète le livre.

Noah is a little boy who knows things he shouldn’t and remembers things he should have forgotten. Because as well as being a four-year-old called Noah, he remembers being a nine-year-old called Tommy.

He remembers his house. His family. His brother.

And now he wants to go home. Two boys. Two mothers. One unforgettable story…

Noah est un petit garçon de 4 ans élevé par une mère célibataire, Janie, qui fait de son mieux pour apporter tout ce dont son enfant a besoin. Mais Noah est un peu différent et a souvent des crises d’angoisse la nuit ou lorsqu’il faut se laver. Ca arrive à tous les enfants, non? Seulement ça ne s’arrête pas là: ses connaissances dans certains domaines, ce qu’il dit avoir vécu n’est pas toujours en adéquation avec la vérité. Alors qu’elle tente de comprendre ce qui arrive à son fils, Janie va faire la rencontre d’un professeur, lui aussi atypique, qui va chercher un lien entre une possible vie antérieure et le comportement de Noah. Sharon Guskin nous emmène alors dans un  grand huit émotionnel ou l’on rencontre des familles endeuillées et où la frontière entre fiction et realite se mêlent.

Tout au long du roman, on est face à une mère désemparée face aux peurs et dires de son fils, n’ayant aucun pouvoir ou contrôle sur le chemin sur lequel ils se sont embarqués. Au fur et à mesure des chapîtres et malgré l’incertitude vis à vis du comportement de Noah, Janie l’épaule et garde un esprit ouvert, prête à soutenir son fils pour qu’il puisse enfin vivre une vie ‘normale’. J’ai d’ailleurs trouvé que le personnage de Janie était celui qui avait été le plus mis en avant dans le roman. Noah, lui, bien qu’il est au centre du roman, a plutôt une place factuelle. J’entends par là que ses émotions et ressentis ne sont pas vraiment approfondis; ce qui dans un sens est logique vu son jeune âge. Quant au professeur, il est le lien entre études scientifiques et donne un côté aventurier ou polar à ce roman.

La réincarnation est un sujet plutôt délicat à aborder du fait qu’il est lié aux croyances. Mais peu importe que le lecteur y croit ou non, ce livre peut être soit lu comme une fiction soit comme une étude scientifique presentée sous la forme d’un roman. Quoiqu’il en soit, certains passages sont déroutants de par leur nature ‘paranormale’.

Ce n’était pas du tout le genre de livre auquel je m’attendais et malgré quelques longueurs vers la moitié du roman, j’ai trouvée cette lecture intéressante. 

Si je ne devais retenir qu’un passage…

‘I don’t know. We just have to do the best we can with what we have. We’re in this life now. Together.’ {mum}

He nodded again, as if he had already known this, and crawled into her lap. He leaned his head back against her chin.

‘I’m so glad I came to you.’ {Noah}

[…] She kept her voice level. ‘What do you mean?’

‘After I left the other place.’

‘What place?’

‘The place where I went after I died.’ He said it simply. […]

‘And what was that like?’

 A simple question; yet the answer held worlds inside of it. She held her breath, waiting for his answer.

He shook his head. ‘Mom, you can’t describe that place.’

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s