Contemporain, Parlons bouquins...

Brooklyn de Colm Tóibín

brooklyn

En un mot (ou plusieurs)…

Enniscorthy, sud-est de l’Irlande, années 1950. Comme de nombreux jeunes de sa génération, Eilis Lacey, diplôme de comptabilité en poche, ne parvient pas à trouver du travail. Par l’entremise d’un prêtre, sa sœur Rose obtient pour elle un emploi aux États-Unis. En poussant sa jeune sœur à partir, Rose se sacrifie : elle sera seule désormais pour s’occuper de leur mère veuve et aura peu de chance de se marier. Terrorisée à l’idée de quitter le cocon familial, mais contrainte de se plier à la décision de Rose, Eilis quitte l’Irlande. À Brooklyn, elle loue une chambre dans une pension de famille irlandaise et commence son existence américaine sous la surveillance insistante de la logeuse et des autres locataires.

Et alors?

Vu le tabac que ça a fait l’année dernière au cinéma, je me suis promise de lire le livre avant de regarder le film. Tout d’abord, j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire du fait que ça se passait en 1950; honnêtement, j’avais peur que ce soit plutôt un roman historique. Mais une fois les 50 premières pages lues, je l’ai fini rapidement tant j’étais impatiente de connaître le dénouement.

Brooklyn, c’est avant tout un arrondissement de New York où la communauté irlandaise s’est agrandie après l’exode de la grande famine dans les années 1850. Dans les années 1920, la guerre d’indépendance irlandaise a eu lieu et une trentaine d’années plus tard, le pays a du mal à se relever de l’impact que ça ait pu avoir. C’est dans ce contexte que l’histoire d’Eilis se déroule.

Globalement, Eilis est l’héroïne de ce roman. Elle est à un moment critique de sa vie et elle va devoir s’adapter a sa nouvelle vie.

Je n’ai pas encore lu les avis d’autres lecteurs mais je me demande ce qu’ils ont bien pu en penser. Parce que pour ma part, j’ai aimé le livre mais pas spécialement à cause de son histoire, mais plutôt pour les émotions qu’il m’a fait ressentir à cause de certaines similarités à des moments clefs de ma vie: les étapes de l’expatriation, la découverte et l’adaptation à un nouveau pays et une nouvelle culture. Le fait que je vis en Irlande m’a sûrement aussi fqit ressentir une connection avec cette histoire.

D’un point de vue strictement stylistique, c’est un roman facile à lire avec un fil conducteur bien clair: pas de complications, d’histoires parallèles ou encore pleins de personnages, c’est tout simplement fluide.

Bref j’ai eu l’impression d’y être et de vivre aux côtés des personnages pendant ces quelques heures de lecture. Bien que je ne suis pas une fan de romance, j’ai aimé cette lecture. Il ne me reste plus qu’a voir le film et on m’a même dit que la fin était différente… ça a été suffisant pour attiser ma curiosité.

Si je ne devais retenir qu’un passage…

She was nobody here. It was not just that she had no friends and family; it was rather that she was a ghost in this room, in the streets on the way to work, on the shop floor. Nothing meant anything.

Brooklyn de Colm Tóibín

 Anecdotes à propos de Colm Tóibín

  • Le début de Brooklyn se situe à Enniscorthy, là où Colm Tóibín est lui-même né.
  • L’histoire de Brooklyn est inspiré d’une femme irlandaise dont la fille était partie vivre à Brooklyn et qu’il avait rencontré aux funérailles de son père alors qu’il n’était agé que de 12 ans.

Source: Telegraph.co.uk

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