Autobiographie, Contemporain, Parlons bouquins..., Voyage

Touriste de Julien Blanc-Gras

touriste

Certains veulent faire de leur vie une oeuvre d’art, je compte en faire un long voyage. Je n’ai pas l’intention de me proclamer explorateur. Je ne veux ni conquérir les sommets vertigineux, ni braver les déserts infernaux. Je ne suis pas aussi exigeant. Touriste, ça me suffit. Le touriste traverse la vie, curieux et détendu, avec le soleil en prime. Il prend le temps d’être futile. De s’adonner à des activités non productives mais enrichissantes. Le monde est sa maison. Chaque ville, une victoire.

Mon avis

Je suis dans ma période je-veux-tout-plaquer-et-parcourir-le-monde-tout-en-vivant-d-amour-et-d-eau-fraîche. Vous connaissez ça, non? 

Touriste. Ca doit être une belle façon de vivre. En version papier ça donne: un chapitre, une destination. Julien Blanc-Gras nous entraîne à travers le monde dans des endroits plus ou moins connus, plus ou moins dangereux, plus ou moins accessibles et disons-le plus ou moins sympa. Les récits des différentes destinations nous emmène dans des aventures à la recherche des locaux afin de partager un peu de leur quotidien. Son écriture est tirée vers l’humoristique et il a une vision plutôt réaliste de ce qui l’entoure mais le ton n’est jamais condescendant. D’ailleurs j’en suis encore à me demander si ce livre est autobiographique ou non. A mon avis, certains voyages ou événements ont été un peu brodés donc je pense que ce soit de l’autobiographie travaillée.

J’ai aimé son style, la diversité des chapitres dans le sens ou les destinations n’étaient pas que sur un seul continent, son sarcasme, son humour, sa vision de la vie. Julien Blanc-gras, je le vois comme le binôme avec lequel on veut absolument partir parce qu’on sait qu’on va devoir sortir des sentiers battus et faire des rencontres improbables dans des lieux magnifiques. 

Un roman sympathique qui donne une envie folle d’attraper son sac et prendre le premier avion qui décolle. Sa vision des vacances est en phase avec ce que je pense, c’est-à-dire le tourisme où la découverte et le partage sont plus importants que le confort et où les hôtels 5 etoiles all inclusive n’ont pas vraiment leur place {à chacun ses goûts}.

Si je ne devais retenir qu’un passage…

J’ai fait une expérience inédite. C’est une bonne nouvelle en soi. Certaines personnes ne font jamais rien pour la première fois. Ils naissent, ils achètent un canapé, ils meurent. Mais toutes les premières fois ne sont pas forcément glorieuses. J’ai longtemps hésité avant de rendre ce fait public: j’ai passé quelques jours dans un club de vacances. L’anti-thèse d’un voyage, en somme.

Extrait du chapitre ‘Interlude club, avec Raskolnikov à Djerba’

Mes proches m’ont déconseillé d’y aller. Ils ont peur que je me fasse enlever par la guérilla, assassiner pour une paire de baskets ou exploser sur une mine antipersonnel.

Je crois qu’il y a deux catégories de gens qui ne sortent pas de chez eux. Dans le premier cas, c’est simple, cela ne leur vient même pas à l’idée. Dans le second, c’est dangereux. Il ne faut pas les blâmer. Vu de loin, le monde est effrayant. Je pense qu’en regardant ou on met les pieds, nos baskets ne craignent rien.

Extrait du chapitre ‘Episode colombien, ou l’on se demande s’il faut avoir peur’

Découvrons Julien Blanc-Gras

  • Il a écrit un livre sur la grossesse de sa femme, intitulé ‘In utero’
  • Fin 2014, il avait déjà voyagé dans une soixantaine de pays.
  • Il est journaliste de métier.

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