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Mauvais coûts de Jacky Schwartzmann

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Gaby Aspinall, célibataire cynique, est acheteur pour une multinationale en cours de rachat par des Américains. Il déteste ses congénères, et rien ne trouve grâce à ses yeux. Sa carapace caustique cache pourtant des failles profondes. Mais il se montrera aussi amoral que l’entreprise qui l’emploie.

Mon avis

En temps normal, j’ai un faible pour les personnages quelque peu écorchés vifs ou ceux qui ont une ‘grande gueule’ et qui hurlent le malheur de la société à qui veut bien l’entendre. Mais là, dès la troisième page, j’ai senti que ce livre allait être une épreuve particulière pour moi.

Gaby a une bonne quarantaine d’années, célibataire et passe sa vie à toujours repousser les marges d’achats en faveur de son entreprise quitte à étrangler un peu plus ses fournisseurs. C’est le genre d’individus que l’on n’a pas vraiment envie de rencontrer sur son chemin; le genre à contourner les règles pour atteindre son but… Bref peu importe, seul le résultat compte. Il n’existe qu’une seule loi: la loi du plus fort et le plus fort, et bien c’est lui.

Est-ce que j’ai aimé le personnage de Gaby? Non, parce que soyons honnêtes, il est difficile d’apprécier quelqu’un de son envergure. Mais il faut reconnaître que sous son ton cynique, il a une vision très réaliste vis-à-vis du monde qui nous entoure. Voila c’est ça, à plusieurs reprises, on a affaire à un personnage qui dit les choses telles qu’elles sont, sans fioritures et sans filtres. Il y a d’ailleurs un passage du roman qui m’a dérangé à cause de sa froideur; le moment ou il parle de la mort d’un parent. Dans un sens ça a touché une corde sensible mais ça m’a aussi mise mal à l’aise.

Mauvais coûts sera définitivement dans ma catégorie Flop 2017 pour une raison principale: la vulgarité continuelle à travers le roman. Ca rend le récit agressif et ça n’apporte rien de plus à la lecture. Les mêmes idées et émotions auraient pu être véhiculées avec un autre vocabulaire. Je ne doute pas que ce genre de romans puissent plaire à certaines personnes mais il ne conviendra sûrement pas à tous les lecteurs.

Si je ne devais retenir qu’un passage…

Mon Livanto était coulé. J’ai mis un sucre. Je suis sûr que ce connard de Georges Clooney me dirait qu’un vrai café, ça se boit sans sucre. Pis que les pâtes, ça se coupe pas. Ben, tu sais quoi, Georges Clooney, moi je te dis d’aller bien niquer ta mère avec tes trucs d’Italien. Je sucre mon Livanto, je coupe mes pâtes et, le jour où je voudrai les sucrer, tu fermeras ta bouche. Et basta bronze!

Extrait du chapitre ‘What Else’ à propos des capsules de café Nespresso

Découvrons Jacky Schwartzmann

  • Jacky Schwartzmann est un touche-à-tout. En parallèle de ses écrits, il a été libraire, chef de rang, barman, conseiller qualité chez EDF, éducateur.
  • Jacky Schwartzmann a participé à l’écriture de plusieurs pièces de théâtre, chansons et même un moyen-métrage.
  • Jacky Schwartzmann n’était pas très bon élève et a réussi son Bac de justesse.

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