Parlons bouquins..., Thriller/Polar

La danse des fauves de Jan Vudry

Un nouvel attentat a eu lieu à Bruxelles et cette fois-ci, c’est un club libertin de la capitale européenne qui est visé. Il y a trois victimes: deux Belges et un Français. Politiques, chroniqueurs et policiers sont convaincus qu’il s’agit d’une nouvelle action de Daech. L’enquête fait apparaître que ce n’est peut-être pas aussi simple. Qui se cache derrière les assassins? Ont-ils eu recours au Darknet, la face cachée d’Internet, pour brouiller les pistes? Quel est le mobile de l’attentat? Qui en est le commanditaire et dans quel but? La police tarde à donner une réponse mais, après bien des rebondissements, la vérité éclatera.
Ce livre est d’abord un roman policier ancré dans l’actualité, c’est aussi un coup de projecteur sur certains des maux de notre société et c’est enfin une ode à l’amour et au plaisir à travers le parcours de Léa, jeune et brillante veuve libertine, prête à emprunter des chemins de traverse, pas toujours conformes à la morale, pour aller à la conquête du bonheur.

Mon avis

Avant de commencer, je tiens à remercier Jan Vudry et aux éditions Librinova qui m’ont permis de découvrir La danse des fauves dans le cadre d’un partenariat avec Livraddict.

La quatrième couverture m’avait fortement intrigué car vu les récentes attaques terroristes, le sujet est plutôt délicat. J’étais  intéressée de voir comment l’on pouvait écrire une fiction basée sur des faits d’actualité tout en gardant un peu de suspense et en évitant de tomber dans le roman à sensation.

Donc c’est dans ce contexte que j’ai fait la connaissance de Léa et Cédric Le Herman, un couple libertin français en escapade à Bruxelles pour tenter de sauver leur couple du divorce, du lieutenant Gimonin, un bruxellois en charge de l’enquête et Laurent, un journaliste connu pour ses connaissances sur l’islam et la situation geo-politique au Moyent-Orient. Lors de leur week-end à Bruxelles, Cédric est tué alors qu’il se trouve à La Vallée des Sens, un club échangiste. L’enquête  se dirige très vite vers une attaque terroriste perpétrée par deux jihadistes. Du moins c’est que les faits racontent mais en creusant dans la vie de Cédric, chacun s’aperçoit que la vérité pourrait être ailleurs. Chacun de leurs côtés, Léa et Gimonin vont essayer de regrouper les informations pour comprendre qui sont les meurtriers. Ils vont nous emmener en dehors des frontières du terrorisme religieux, là ou les mafieux sont les rois: la drogue, le blanchiment d’argent, la prostitution, etc. En parallèle, Léa doit faire face aux réactions qui ont suivies l’annonce de leur pratiques sexuelles aux informations et réapprivoiser sa vie de femme.

C’est un roman vraiment très ancré dans la réalité ou du moins, en non-experte sur le sujet, j’ai plus eu l’impression de lire un témoignage ou le récit d’une véritable enquête qu’un roman policier. Les liens entre les événements sont très bien expliqués et on sent que l’auteur maîtrise vraiment très bien le sujet. Je me suis d’ailleurs demandée à plusieurs reprises si le journaliste dont il est question dans le livre ne serait pas l’auteur tant le style et la précision des faits est ressemblante à celle d’un journaliste. J’ai d’ailleurs retrouvé le paragraphe où Laurent est décrit comme  un journaliste ayant pris son indépendance et qui collaborait à plusieurs quotidiens ou hebdos, tout en écrivant des romans policiers et des essais sur des questions d’actualité. Et ça correspond exactement à ce que j’ai ressenti à la lecture de ce livre.

Au final, la force de ce roman a aussi été pour moi son point faible car justement le style penchait tellement dans le genre récit/documentaire que j’ai eu beaucoup de mal à entrer dans la lecture et à être captivée par l’histoire. En revanche je pense que c’est un roman qui plairait à beaucoup de lecteurs intéressés par les politiques internationales, les organisations mafieuses et le terrorisme.

Si je ne devais retenir qu’un passage…

Ce mariage du virtuel et du réel me donne le vertige, il rend notre tache beaucoup plus difficile, remarqua Simonin, alors qu’il facilite celle des criminels. Ils disposent désormais d’instruments de commerce en ligne performants, dont l’anonymat renforce l’espoir d’impunité et dont la virtualité donne une conscience affaiblie des conséquences réelles. On n’a plus de sang sur les mains, le crime devient indolore et inodore. Le profil des criminels évolue aussi, il devient col blanc, ce n ‘est plus la brute épaisse, le petit gars qui va au bastion parce qu’il a faim ou le vicieux qui s’attaque aux petites filles dans les ruelles. C’est aussi désormais des « têtes bien pleines » qui tournent mal!

Envie d’en savoir plus?

Edition: www.librinova.com
Pages: 198 pages
Genre(s): Policier

2 thoughts on “La danse des fauves de Jan Vudry”

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