Contemporain, Parlons bouquins...

Le crime du comte Neville d’Amélie Nothomb

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« Ce qui est monstrueux n’est pas nécessairement indigne. »

Mon avis

Bon je fais quoi… je la présente ou pas? Est-ce que je vous dis que regarder une édition Albin Michel avec une photo en noir et blanc (ou du moins très peu colorée) et avec pour seul résumé une ligne qui ne veut rien dire sans contexte, et bien ça, ça suffit pour me faire sourire et rêver à la petite heure que je vais passer sous la couette à lire un livre d’une traite dès la nuit tombée?

Dans ce roman, Amélie Nothomb nous fait découvrir l’aristocratie belge à travers l’histoire du comte Neville. Un homme issu d’une famille bourgeoise mais sans le sou. Son enfance a été bercé par les soirées mondaines où nourriture, bonheur et argent étaient étalés devant les invités alors que misère, faim et souffrance étaient le lot quotidien. Voilà que lui-meme est devenu comte et que les finances de la famille ne peuvent plus subvenir au train de vie bourgeois et au maintien du château. Peu avant que la famille Neville recoive pour la dernière fois ses invites à une garden party, le comte se fait dire par une voyante qu’il allait assassiner quelqu’un durant la fête. Alors que les préparatifs sont en cours il réfléchit à celui ou celle qu’il allait bien pouvoir tuer.

Simultanément, sa fille, la plus jeune, est bien triste depuis quelques années; survivante plus que vivante, elle ne ressent rien et ne prend plaisir à rien. Alors pour aider son père à trouver une solution à son problème de meurtre, elle lui demande de la tuer… par amour. Amélie Nothomb touche une fois de plus un sujet délicat à travers des personnages tourmentés.

Le début était un peu lent à démarrer, le milieu du roman est un concentré de dialogues exquis (mais je n’en attendais pas moins venant d’elle) et la fin est sublime et épatante. C’est d’ailleurs pour cette raison que je dévore ses livres. J’aime certes les joutes verbales qu’elle nous offre à chaque roman, mais j’aime par dessus tout les dernières pages quand tout s’accélère pour prendre une direction diamétralement opposée a ce qui était prévu. La fin est toujours poétique et lourde de sens. Bref vous l’aurez compris, une fois de plus, je suis tombée sous le charme.

Si je ne devais retenir qu’un passage…

Il serait mille fois plus juste que ce soit toi qui me tues.
– N’importe quoi!
– Tu as largement contribué à ma venue au monde. Il serait juste que tu l’en débarrasses.
– Avec une logique pareille, c’est plutôt à ta mère que tu devrais le demander.
– Non. Maman a peiné à ma naissance, l’équité voudrait que tu peines pour me donner la mort.

Envie d’en savoir plus?

Editions: Albin Michel
Pages: 144
Genre(s): Contemporain

2 thoughts on “Le crime du comte Neville d’Amélie Nothomb”

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