Contemporain, Parlons bouquins...

Le philosophe qui n’était pas sage de Laurent Gounelle

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Deux destins qui s’affrontent, deux conceptions de la vie que tout oppose. La forêt tropicale semblait retenir son souffle dans la chaleur moite du crépuscule. Assise devant l’entrée de sa hutte, Élianta tourna les yeux vers Sandro qui s’avançait. Pourquoi ce mystérieux étranger, que l’on disait philosophe, s’acharnait-il à détruire secrètement la paix et la sérénité de sa tribu ? Elle ne reconnaissait plus ses proches, ne comprenait plus leurs réactions… Qu’avaient-ils fait pour mériter ça ? D’heure en heure, Élianta sentait monter en elle sa détermination à protéger son peuple. Jamais elle ne laisserait cet homme jouer avec le bonheur des siens. Un roman captivant, plein d’humour, de sens et de suspense. Une histoire surprenante qui cache une subtile remise en cause de notre société. Les romans de Laurent Gounelle sont des best-sellers traduits dans le monde entier.

Mon avis

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais quand un livre fait trop de bruit, je l’apprécie rarement. Soit parce que le style ne me correspond pas, soit parce que j’en entends tellement parlé que je m’attends à un chef d’oeuvre littéraire contemporain et que je finis déçue. Bon et puis y’a aussi la dernière catégorie, celle qui me fait lever les yeux au ciel, c’est ce que j’appelle les Césars, c’est-à-dire que c’est comme les films du festival de Cannes, tout le monde en parle mais le contenu est soit chiant soit peu accessible, au choix. D’ailleurs je suis toujours étonnée car les livres les plus lus ne sont généralement pas du tout dans le style des Césars, cherchez l’erreur! Bref ça c’était mon petit coup de gueule perso. Donc  pour Le philosophe qui n’était pas sage, j’étais sur mes gardes surtout que je ne connaissais pas le style de Gounelle à ce moment-là. Alors je l’ai mis de coté pour enfin le ressortir quelques années plus tard. Autant le dire, je pensais que je tiendrais une centaine de pages maximum.

Et bien ce fut tout le contraire. Quoique… au début, on ne comprend pas vraiment ce qui se passe. On sait qu’il y a eu un drame et que Sandro a remplacé son goût  pour la vie par une envie de vengeance. On commence à vraiment entrer dans le vif du sujet quand on comprend ou il veut en venir et à quel point son plan est diabolique. De mon point de vue, il n’y a pas un personnage plus important qu’un autre; chacun a son rôle à jouer qu’il soit petit ou grand pour que l’histoire fonctionne, un peu comme à l’image de cette tribu vivant en jungle amazonienne.

Je suis passée par différentes émotions; de la haine pour Sandro, du mépris pour Krakus, l’homme de main, de la compassion pour Elianta à l’incompréhension vis-à-vis des habitants de ce village. Vous connaissez ce sentiment, celui ou l’on secoue mentalement chaque personnage afin qu’il prenne conscience de ce qui se passe? Si seulement… Bref n’ayant que mes yeux pour lire, j’ai assisté aux tristes changements du quotidien de ce peuple, qui vivait autrefois en harmonie entre eux et avec la jungle, devenir … ah oui! devenir ce que nous sommes, nous lecteurs occidentaux du XXIème siècle. Et c’est bien la que le bat blesse. Alors que je m’indignais des nouveaux comportements de cette tribu, je me suis aperçue que c’était comme rejeter ce que nous étions au quotidien: collés a nos écrans, hyper connectés en étant de plus en plus isolés, matérialistes courant toujours après la dernière nouveauté qui ne nous rendrait qu’un tantinet plus heureux le temps de se rendre compte que ce n’était qu’un leurre et chercher encore et toujours la voie du bonheur alors qu’il est juste devant nous. Et encore si ce n’était que le côté matériel! On en parle du sentiment de n’être jamais assez bien, assez grand, assez beau, assez maigre? De la méfiance que l’on a, et même de la jalousie, vis-à-vis de son voisin, de son collègue, de ses proches ? C’est un bien triste portrait que l’on découvre page par page et qui malheureusement a un goût plutôt familier.

Malgré tout c’est une très belle histoire où la vengeance, la colère et le mépris se battent contre l’amour de son prochain, le pardon et l’avenir. Alors quand on ferme le livre, on se dit que tout n’est pas perdu. Vous me direz, Le philosophe qui n’était pas sage est avant tout un roman mais il est aussi une petite piqûre de rappel que le bonheur est dans les intentions, les petits gestes avant tout. J’ai été transporté dans cet univers et j’aurais aimé y rester plus longtemps. Le philosophe qui n’était pas sage est définitivement mon préféré de L.Gounelle et je le recommande vivement. Il sera d’ailleurs parfait pour cet été avant d’attaquer la rentrée avec zénitude.

Si je ne devais retenir qu’un passage…

Ils en savourent chaque bouchée en silence, en étant pleinement conscients de leurs sensations. Ils vivent profondément chaque instant. Quand ils sont en présence d’un autre, ils n’attendent pas d’être admirés ou respectés ou je ne sais quoi encore. Ils sont toujours sincères. Ils ne jugent pas les autres, et donc ne craignent pas d’être eux-memes jugés. Ils sont… libres.

Envie d’en savoir plus?

Editions: www.pocket.fr
Pages: 318
Genre(s): Contemporain
Auteur: www.laurentgounelle.com

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